Histoire de la commune

L'origine du nom

Le nom de «Bouvron» viendrait du gaulois bébronnos, qui signifirait «la rivière des castors», bébros sigifiant castors et onno signifiant rivière.
Bouvron tirerait ainsi son nom du petit cours d'eau situé à l'est du bourg (ruisseau de Gautret) et qui va se jeter dans l'Isac.

La première Eglise

A la fin du Xe siècle, les moines de Redon sont envoyés dans la région évangéliser le pays. Vers 930 sur le plateau qui avoisine le ruisseau de Gautret, ils élèvent une chapelle dédiée à Saint-Sauveur. Cet emplacement est choisi par les moines pour profiter du cours d'eau. Par la construction de barrages, ils créent une succession d'étangs qui sont aujourd'hui le bas relief ou Bois bleu et le Pré de By. Sur ces étendues d'eau un moulin est installé pour moudre le blé.
Une chapelle est également élevée au Chatel, elle est dédiée à Saint-André, premier patron de Bouvron. Autour de cette chapelle s'élèvent bientôt des maladreries où les lépreux, nombreux autrefois, trouvent un refuge assuré.

Les 9 frairies de la paroisse

Sous l'ancien régime, Bouvron est un bourg paisible peuplé en 1732 d'environ 2000 âmes. Le nombre d'habitants est alors déterminé par le nombre de personnes communiant à Pâques. On peut le conclure d'une note écrite par le vicaire d'alors, messire Pierre Rajalu.
La paroisse est alors divisée en neuf frairies ou quartiers. La plupart ayant leur chapelle: le bourg, Paribou, Sordéac, Le Grand Momesson, Gavalais, Quéhillac, Villée, Borsac, Couëron.

Pendant la révolution

Depuis 1770, la cure de Bouvron est déservie par Siméon Delamarre. En 1785, il demande de l'aide et reçoit comme vicaire, l'abbé Nicolas Corbillé. Ce dernier gagne très vite l'estime des Bouvronnais.
Au mois de juillet 1791, l'assemblée constituante demande aux prêtres de prêter serment à la République, mais la plupart s'y refusent. A l'exemple de son curé, Nicolas Corbillé refuse de prêter serment à la Constitution mais ce n'est pas sans une certaine hésitation. Traqué par des espions, il est dénoncé et le 14 avril 1794 un détachement du 5ème bataillon reçoit l'ordre de l'arrêter. Il est conduit dans la chambre commune. Il tente de s'evader, mais les soldats partent à sa poursuite. Aussitôt rejoint, il est conduit dans le cimetière et fusillé le dos appuyé au mur de la sacristie. Il sera enterré sur le lieu même de son exécution.

La Guerre 14-18

Comme beaucoup de communes, Bouvron a payé un lourd tribut. 500 bouvronnais ont été mobilisés et 139 y ont laissé leur vie.

La Guerre 39-45 et la poche de Saint-Nazaire

Bouvron subit l'occupation allemande à partir du 6 juillet 1940. L'ennemi a installé son camp à la Périgauderie. Les officers logent chez l'habitant. Aussi, c'est avec une grande joie que la population apprend le 6 juin 1944, la nouvelle du débarquement.

Mais entre le 6 juin 1944 et la libération de notre commune le 11 mai 1945 les Bouvronnais resteront dans une enclave contrôlée par l'occupant, que l'on nomme "la Poche de Saint-Nazaire". La vie est ponctuée de moments difficiles et dramatiques, vingt-six Bouvronnais périront pendant cette période.
Le 11 mai 1945, le Général Jung traverse la paririe du Grand Clos située à l'ouest du bourg. Il s'arrête à six pas du Général Kramer et du Général Chomel. D'un geste brusque, il tend son revolver au Général Kramer et prononce les paroles de défaite: "En remettant mon arme, je vous remets la reddition de toutes les troupes allemandes de la forteresse de St Nazaire".

En 1947, pour commémorer le Souvenir de la fin de la guerre, une croix de Lorraine en bois est erigée dans la prairie du Grand Clos, là où se déroula cette reddition. Un monument est ensuite édifié et inauguré le 9 octobre 1949. Le 20 mai 1951, le Général de Gaulle préside une cérémonie commémorative et déclare: "Le 11 mai 1945, c'est ici que s'est terminée la deuxième guerre mondiale en Europe".